Le début des travaux de reconnaissance des droits fonciers coutumiers à Cinjoma.

La reconnaissance des droits fonciers coutumiers devient davantage une véritable priorité pour presque toutes les couches sociales dans la Chefferie de Kabare en général et dans le Groupement de Mudaka à Cinjoma en particulier, la mobilisation populaire autour des travaux de reconnaissance de ces droits ne fait qu’accroitre du jour au lendemain. Ce qui rend la tâche facile à l’équipe de reconnaissance constituée. Aujourd’hui, en effet, le nombre total des parcelles enquêtées en l’espace d'un mois est de 109 (les parcelles ayant déjà fait l’objet de reconnaissance des droits fonciers coutumiers par l’équipe déployée à cet effet).

La situation de la femme de Kabare par rapport à ses possibilités d’accès à la terre n’est pas restée la même aujourd’hui qu’il y a une décennie. Les pratiques qui renfermaient la femme dans une sorte de « carcan culturel et traditionnel », ne lui permettant pas d’accéder ou de négocier la terre au même titre que l’homme de manière plus ou moins durable et perpétuelle, sont à ce jour entrain d’être changées. La femme de Kabare, du moins celle de Mudaka concerné par le projet, accède petit à petit à la terre.


Les conflits fonciers jusque là rencontrés

La plupart des conflits fonciers jusque là rencontrés tout au long des travaux de reconnaissance des droits fonciers coutumiers à Cinjoma sont soit des conflits de limite soit des conflits d’héritage. Certains ont été pris en charge par les Groupes de Réflexion sur les questions Foncières (GRF) et réglés définitivement dans une approche « gagnant-gagnant », alors que d’autres sont en cours d’être solutionnés au niveau, des GRF des villages et des cadre d’arbitrage du Groupement.

Rappelons que le processus de Certification des droits est également en cours. Les travaux de production des Listes des Usagers fonciers (LUF) se poursuivent également au niveau du Service Foncier Local (SFL) à Cirunga, chef lieu de la Chefferie de Kabare.



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Conscientiser, renforcer les capacités et les compétences ainsi qu’appuyer l’engagement constructif et des actions innovantes et propres qui sécurisent les droits des communautés locales y compris les droits des femmes et des peuples autochtones leurr permettant de participer, de contrôler et de bénéficer de leurs ressources naturelles, aussi bien la terre, la forêt et les mines dans une perspective d’améliorer leur cadre de vie et de renforcer la paix qui les rendent « médecins de leur propre guérison ».

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